QUOTE(bluenote @ 10 Dec 2005, 07:51 PM)
traitre

même pas inquiet par ma disparition..aurais pu me noyer

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Ta signature c'est Marc chapitre 12 versets 28 à 31 . nan?
QUOTE(marc @ y a très très longtemps, 00:00 PM)
Marc chapitre 12 versets 28 à 31
Un maître de la loi les a entendus discuter. Il voit que Jésus a bien répondu aux Sadducéens. Alors il s’approche de lui et lui demande: «Quel est le plus
important de tous les commandements?
29 Jésus lui répond: «Voici le commandement le plus important: "Écoute, Israël! Le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur.
30 Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de tout ton être, de toute ton intelligence et de toute ta force."31 Et voici le deuxième commandement: "Tu dois aimer ton prochain comme toi-même." Il n’y a pas de commandement plus important que ces deux-là.»
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ! ....
A première vue, voilà une phrase simple, tellement simple qu'elle nous paraît facile à mettre en pratique. Pensez donc, Dieu nous aime, vous vous aimez, je vous aime, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
C'est lorsque l'on commence vraiment à réfléchir que progressivement on s'aperçoit que tout n'est pas si simple. Prenez par exemple la première partie de ce commandement:
Aimez-vous les uns les autres...
Vous aimez vos parents, vos frères et soeurs, votre conjoint, vos enfants, vos amis. Là, pas de problèmes, c'est facile même si cet amour n'est pas parfait. Aimer ceux qui nous aime, aimer ceux qui nous le rende, tout le monde, plus ou moins bien, arrive à suivre cette recommandation.
Mais lorsqu'il s'agit d'aimer quelqu'un qui ne nous est pas très sympathique, qui a des habitudes ou une façon de vivre inattendue ou insolite, ou plus encore, quelqu'un avec qui nous eu des histoires ou des chicanes, c'est beaucoup plus difficile. On préfère dire: celui-là je l'ignore ou encore beaucoup plus typiquement humain : je pardonne, mais je n'oublie pas....
Et c'est pire lorsque qu’un homme qui par ailleurs reste toujours notre prochain est par exemple désigné par les médias ou la télévision comme un méchant, un dictateur, un être nuisible voir un assasin, alors là carrément nous n'entrons plus. Sans beaucoup réfléchir, sans essayer de l'écouter vraiment, sans donner à cet homme ou à cette femme une seule chance, nous marmonnons que si nous ne comprenons pas pourquoi des gens comme ça ont le droit de vivre
Aimez-vous les uns les autres ! ...
Jésus ne nous a pas recommandé d'aimer seulement ceux qui nous aime, non il a étendu ce commandement à chaque homme, à chaque femme quelque soit son caractère, son appartenance politique, la couleur de sa peau, ou ses convictions religieuses. Quand je vous disait que ce n'était pas si simple, j'étais bien au dessous de la réalité, on ferait mieux de dire que tout cela est tellement difficile que sans une aide extérieur un homme normal n'arrivera jamais à aimer sans arrières pensées, sans reproches ou sans jugement ....
Aimez-vous les uns les autres ! ...
Ainsi, la première constatation que nous pouvons faire, c'est que l'homme ne pourra jamais, sans aide, arriver à accomplir cette première moitié de commandement.
Et encore ce n'est que la première partie, parce que nous avons vu qu'il y a une deuxième partie. Oh qui est très courte.... très simple.... presque un détail quoi ..
Eh bien c'est là que nous arrivons vraiment dans ce que humainement parlant il nous est impossible de réaliser seul. En effet Jésus, après avoir dit: aimez-vous les uns les autres poursuit en ajoutant: comme moi je vous ai aimés.
C'est à dire, un amour sans aucune arrière pensée, sans calcul, sans condition ....
Nous, quand nous aimons quelqu'un, nous aimerions beaucoup qu'à la longue il pense un peu comme nous, qu'il s'engage davantage dans ce qui pour nous est important. En quelque sorte, étant sûr d'avoir raison et de détenir la vérité, nous aimerions convertir tous le monde à cette vérité. C'est dire le peu de respect que nous avons de l'opinion et de la personnalité des autres....
Jésus, lui seul nous a aimé le premier. Il nous a aimé tel que nous sommes jusqu'à donner ce qu'un homme a de plus cher : sa vie.
Il n'a pas dit: si vous vous convertissez, si vous m'aimez, si vous me suivez ou si vous faîtes ce que je dis, j'accepterai de donner ma vie pour vous. Non, il a donné le premier, sans condition. Il a tout accompli, c'est à dire qu'il a créé entre Dieu et l'homme une passerelle, un passage indestructible, là ou de par notre nature humaine il n'y avait, entre Dieu et nous, qu'un gouffre béant.
Et c'est ainsi que grâce à ce pont, chaque homme qui le désire peut quand il le veut partir, en direction de son Dieu. Ni sacrifice, ni prêtre ne sont nécessaire depuis la croix. Chacun à notre rythme sommes invités, comme des enfants aimés à entreprendre un voyage, qui tout au long de notre vie, nous rapprochera de notre Dieu, de ce Père, qui à notre demande, nous conduira par la main.
Seulement ne soyons pas comme les riches de l'histoire qui avaient déjà tellement d'obligations et d'autres invitations, qu'ils ont tout simplement oubliés ou refusés de répondre à la seule invitation, à la seule fête qui soit vraiment importante.
Mes Amis, mes frères, nous tous, quelque soit notre cheminement, notre situation, notre avance dans la foi, n'oublions pas de répondre chaque jour à l'invitation qui nous est répétée aujourd'hui encore et de dire :
Viens Seigneur : renouvelle mon coeur et mon esprit afin que je me mette en route aujourd’hui ou que je ne m’arrête pas sur ce chemin , sur cette passerelle de vie que je puisse ainsi vraiment, avec ton aide, aimer les autres, tous les autres, comme je suis moi-même aimé par Toi.
Amen.