Viking a écrit : Aujourd’hui, 13:36
Il est pro russe
Et un historien n'est de toute façon pas un scientifique
Il n'y a pas que Raoult qui s'est planté sur le Covid (même si c'est celui qui s'est planté le plus bruyamment), 90% des médecins ont dit des conneries à un moment ou à un autre.
Donc un gouvernement de scientifiques, non merci
Je pense que la phrase d’Iceman «Un pouvoir autoritaire au niveau mondial d'un comité de scientifiques. » était une blague
Sinon concernant Todd, je l’entends sur les ondes des radios publiques à chaque sortie de bouquin. Je le trouve plutôt très intéressant. Il y a pas mal de controverses le concernant car il a souvent des positions à contre-courant. Les critiques qui lui sont adressées par d’autres historiens concernent sa méthodologie. Je laisse les historiens entre eux, je n’ai aucune compétence pour juger.
Todd, pro-russe ? je n’en crois pas un mot. J’ai demandé à chat gpt.
Emmanuel Todd est-il pro-russe et si oui quels sont les éléments factuels permettant de l’affirmer ?
La réponse courte est : Emmanuel Todd est souvent qualifié de “pro-russe” par ses critiques, mais cette étiquette est discutée et ne fait pas consensus.
Pour comprendre sérieusement la question, il faut distinguer les faits (ses positions) et les interprétations (l’étiquette “pro-russe”).
1) Les éléments factuels qui alimentent l’accusation de “pro-russe”
a) Une lecture du conflit Ukraine–Russie proche de certains arguments russes
Todd développe depuis 2014 une analyse selon laquelle :
• l’expansion de l’OTAN et les actions occidentales ont provoqué la Russie
• l’invasion peut être interprétée comme “défensive” du point de vue russe
• certaines régions ukrainiennes (Donbass, Crimée) sont historiquement liées à la Russie

Ce type d’arguments est fréquemment utilisé par le Kremlin, ce qui explique les critiques.
b) Une vision très critique de l’Occident (et des États-Unis)
Todd insiste fortement sur :
• le déclin de l’Occident
• la responsabilité américaine dans les tensions internationales
• une Europe “suiviste” des États-Unis
Il va jusqu’à prédire une défaite occidentale face à la Russie

Cet anti-américanisme est souvent interprété comme un biais favorable à la Russie.
c) Des positions jugées indulgentes envers la Russie ou Poutine
Certains critiques lui reprochent :
• de minimiser certains aspects négatifs du régime russe
• de présenter la Russie comme un acteur rationnel ou défensif
• de trouver des “circonstances atténuantes” à la politique de Moscou
d) Une réception positive en Russie
• Son livre La Défaite de l’Occident a été salué par des médias proches du pouvoir russe
• Ceux-ci soulignent la convergence de ses analyses avec la vision du Kremlin

Ce point est souvent utilisé comme argument indirect (“s’il est repris par la propagande russe…”).
e) Des critiques académiques explicites
Plusieurs spécialistes ou observateurs affirment que :
• ses analyses reprennent des éléments de langage de la propagande russe
• il est classé parmi les intellectuels “pro-russes par anti-américanisme”
• certains lui reprochent même une admiration pour la Russie de Poutine
2) Les éléments qui nuancent cette étiquette
a) Il ne soutient pas explicitement la guerre
• Todd ne justifie pas officiellement l’invasion
• il dit chercher à expliquer plutôt que défendre
b) Lui-même conteste être “pro-russe”
• Il rejette cette étiquette et la considère comme une simplification polémique
c) Sa grille de lecture est cohérente avec son parcours intellectuel
• Depuis longtemps, il développe une critique structurelle de l’Occident (ex. Après l’Empire)
• Sa position actuelle s’inscrit dans cette continuité, pas seulement dans le contexte russe
3) Conclusion claire

Factuellement, on peut dire que :
• Emmanuel Todd tient des positions très critiques de l’Occident
• Il adopte sur la Russie et l’Ukraine des analyses partiellement convergentes avec le discours russe
• Ses travaux sont repris favorablement par des médias russes
• Et il est explicitement qualifié de “pro-russe” par plusieurs analystes

Mais :
• Il ne se revendique pas pro-russe
• Il ne soutient pas explicitement l’invasion
• Son positionnement relève plutôt d’une lecture géopolitique anti-occidentale, qui peut aboutir à des conclusions perçues comme pro-russes

Donc la réponse la plus rigoureuse est :
Emmanuel Todd n’est pas unanimement “pro-russe”, mais certaines de ses positions et analyses objectivement documentées expliquent pourquoi il est fréquemment perçu ainsi.