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Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 10:50
par ricco02

Homerdusud @ 11/09/2012 - 08h25 a dit:

Bah c est parfois ce qu on dit sur le net quand pas mal de monde chie sur quelqu un ou quelque chose systématiquement a tel point que la cible devient le diaaaaaaaaaable ^^


Et le diable y mange des enfants, viole des grands meres, noie les ptits chats.....




Bah moi j'aime pas les chats ! Alors ca me dérange pas ...  :fear:

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:31
par thejoker

Homerdusud @ 11/09/2012 - 08h25 a dit:

Bah c est parfois ce qu on dit sur le net quand pas mal de monde chie sur quelqu un ou quelque chose systématiquement a tel point que la cible devient le diaaaaaaaaaable ^^


Et le diable y mange des enfants, viole des grands meres, noie les ptits chats.....




mais non le diable contrôle juste  les gouvernements....



60% des pratiquants ne suivent pas les compets windsurf

80% des pratiquants ne font pas de compet windsurf


80% des pratiquants achetent en fonction du prix


100% des geeks achètent du pryde!


100% des femmes de geek jouent à diablo 3



100% de ceux qui m'ont lu savent lire....

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:32
par ricco02

thejoker @ 11/09/2012 - 11h31 a dit:

Homerdusud @ 11/09/2012 - 08h25 a dit:

Bah c est parfois ce qu on dit sur le net quand pas mal de monde chie sur quelqu un ou quelque chose systématiquement a tel point que la cible devient le diaaaaaaaaaable ^^


Et le diable y mange des enfants, viole des grands meres, noie les ptits chats.....




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95% de ceux qui te lisent savent que t'es bidon !

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:43
par Homerdusud

ricco02 @ 11/09/2012 - 11h32 a dit:

thejoker @ 11/09/2012 - 11h31 a dit:

Homerdusud @ 11/09/2012 - 08h25 a dit:

Bah c est parfois ce qu on dit sur le net quand pas mal de monde chie sur quelqu un ou quelque chose systématiquement a tel point que la cible devient le diaaaaaaaaaable ^^


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+1 :fear:

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:46
par thejoker

ricco02 @ 11/09/2012 - 11h32 a dit:

thejoker @ 11/09/2012 - 11h31 a dit:

Homerdusud @ 11/09/2012 - 08h25 a dit:

Bah c est parfois ce qu on dit sur le net quand pas mal de monde chie sur quelqu un ou quelque chose systématiquement a tel point que la cible devient le diaaaaaaaaaable ^^


Et le diable y mange des enfants, viole des grands meres, noie les ptits chats.....




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95% de ceux qui te lisent savent que t'es bidon !




ce sont les memes 95% qui pensent que tout va bien dans le meilleur des mondes...

ceux qui composent le troupeau!


leur certitudes sont aussi vaines que les tentatives de homer à jiber avec du pryde

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:50
par Homerdusud
Et merde.... Le joke va tenter de coloniser la plage en mode realité financiere....

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:53
par thejoker

Homerdusud @ 11/09/2012 - 11h50 a dit:

Et merde.... Le joke va tenter de coloniser la plage en mode realité financiere....




en mode pro du jibe...


jiber avec du pryde c'est plus difficile qu'avec une severn S1


pourquoi donc tous les debutants veulent du pryde??

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:53
par ricco02



ce sont les memes 95% qui pensent que tout va bien dans le meilleur des mondes...

ceux qui composent le troupeau!




Bah c'est NORMAL !!


http://fr.sports.yahoo.com/news/spt--jeux-paralympiques---quand-fran%C3%A7ois-hollande-fait-coucou-%C3%A0-une-athl%C3%A8te-malvoyante.html

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:56
par thejoker

ricco02 @ 11/09/2012 - 11h53 a dit:

thejoker @ 11/09/2012 - 11h46 a dit:

ricco02 @ 11/09/2012 - 11h32 a dit:

thejoker @ 11/09/2012 - 11h31 a dit:

Homerdusud @ 11/09/2012 - 08h25 a dit:

Bah c est parfois ce qu on dit sur le net quand pas mal de monde chie sur quelqu un ou quelque chose systématiquement a tel point que la cible devient le diaaaaaaaaaable ^^


Et le diable y mange des enfants, viole des grands meres, noie les ptits chats.....




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ce sont les memes 95% qui pensent que tout va bien dans le meilleur des mondes...

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leur certitudes sont aussi vaines que les tentatives de homer à jiber avec du pryde




Et selon toi, il devrait tester avec quoi ? un sachet de thé ?




nan avec http://www.windsurfing-the-game.com/..

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 11:56
par Papounet

Le_Touriste @ 11/09/2012 - 10h24 a dit:

CHRISTOPHE ROUSSE @ 11/09/2012 - 09h47 a dit:

Quand tu auras vu comme moi des coureurs pro essayer 10 mats de la marque de la voile pour trouver le bon , tu te diras que c'est vraiment du pipeau pour le planchiste moyen ....




Ils cherchent simplement le meilleur du meilleur.

Ils vont aussi customiser les voiles, changer les lattes chercher la meilleure etc.

Rien à voir avec notre problème de planchiste moyen.




Pas si évident que cela.....


Il y a une telle disparité de rigidité et de courbes de flex sur certains mats d'un même modèle,

que la question se pose bien....


J'ai eu deux 520 100% à priori identique avec un IMCS de 32


Dans la même voile :


- Le premier, étarquage à la mano ( un poil de crochet pour finir ) et profil de voile nickel en haut et bas.

=> Voile à la fois performante et maniable.


- Le deuxieme, manivelle obligatoire et profil pourri, Gros creux en bas, chute trop ouverte

=> Voile inexploitable.

Ce mat la devait avoir 3 ou 4 points d'IMCS en plus, surtout du à une base hyper rigide.

D'ou une courbe également avec bien plus de Flex en tête.

Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 12:00
par thejoker

Homerdusud @ 10/09/2012 - 15h38 a dit:

ralaoups @ 10/09/2012 - 15h27 a dit:




D'ailleurs, je ne comprends même plus le but du sujet en fait, un troller de première classe qui met un titre qui attire tous les alcoolos du site mais qui à la fin part dans un truc du genre faut pas cracher, faut plus je sais pas quoi ....


J vais reboire un coup ..... je verrai p etre plus clair après ! hips !




Le titre est racoleur volontairement. C'est un résumé on va dire  :fear:


Apres, cracher ou pas, chacun fait ce qu'il veut, mais c'est un peu lourd a force....




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Re :Pryde c'est cher, c'est le mal, et ça mange des enfants!!!, Sujet polémique et trollesque

Posté : 11 sept. 2012, 12:06
par Homerdusud

thejoker @ 11/09/2012 - 12h00 a dit:

Homerdusud @ 10/09/2012 - 15h38 a dit:

ralaoups @ 10/09/2012 - 15h27 a dit:




D'ailleurs, je ne comprends même plus le but du sujet en fait, un troller de première classe qui met un titre qui attire tous les alcoolos du site mais qui à la fin part dans un truc du genre faut pas cracher, faut plus je sais pas quoi ....


J vais reboire un coup ..... je verrai p etre plus clair après ! hips !




Le titre est racoleur volontairement. C'est un résumé on va dire  :fear:


Apres, cracher ou pas, chacun fait ce qu'il veut, mais c'est un peu lourd a force....




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Comme je sais que tu aimes les copier coller, et comme ce sujet a perdu la moindre trace d'intret (et encore, en avait il? :D ) depuis que tu es la, je te mets un peu de lecture :


L’affaire Frédéric Beigbeder



LES BONNES FORTUNES D’UN MERCENAIRE DE LA PROVOCATION TARIFÉE



par Marc Laimé



Titré « 99 francs » le roman « provocateur » du publicitaire M. Frédéric Beigbeder, publié par les éditions Grasset, pourrait se voir décerner prochainement un prix littéraire. Pis, il figurait même jusqu’au 3 octobre dernier parmi les ouvrages réputés dignes d’être couronnés par le prix Goncourt ! Tant la personne que les très douteux talents de M. Beigbeder ne méritent aucunement que l’on s’y arrête. En revanche la pornographique opération de propagande fomentée par un histrion, et unanimement relayée par les medias, constitue l’une des manifestations les plus achevées du cynisme contemporain. M. Frédéric Beigbeder se targue d’avoir été licencié par son employeur, une agence publicitaire, après dix ans de lamentables services outrageusement rétribués. Ceci au motif que ledit M. Beigbeder « dénoncerait » dans « 99 francs », en des termes insultants, les menaces que font peser l’argent-roi, les « marchands », et leur bras armé la publicité, sur les sociétés contemporaines. Ledit M. Frédéric Beigbeder a toutefois omis - tout à sa croisade -, de faire savoir à la France entière qu’il est désormais millionnaire. Ceci de par sa seule présence au conseil d’administration d’une « start-up » : le courtier en ligne « Self-Trade », créé en 1998 par son frère, M. Charles Beigbeder. Entreprise revendue le 13 septembre dernier à une banque allemande, au prix faramineux de 6 milliards de Francs. Bien évidemment, aucun des très nombreux medias qui offrent une tribune permanente à cet insolent parvenu de la « Nouvelle économie » n’a cru bon de porter cette information à la connaissance de ses lecteurs. Récit.



Le redoutable, et très pernicieux, talent dudit M. Frédéric Beigbeder - et tout autant son très intrigant entregent -, condamnent tout lecteur de gazette, amoureux des belles-lettres comme spectateur blasé des éprouvantes campagnes de propagande dispensées par la télévision, à subir son épouvantable présence depuis quelques mois. Il semblerait parfois que toute l’actualité culturelle, sociale, politique, d’une rentrée pourtant assombrie par bien d’autres nuages puisse se résumer aux spéculations afférentes au fait de savoir si ce Monsieur Frédéric Beigbeder se verra, ou non, décerner au début du mois de novembre prochain un prix littéraire.



M. Frédéric Beigbeder, selon les gazettes et tous autres vecteurs de propagande que son charme et tous autres possibles attraits contraignent semble-t-il à relater dans les moindres détails les très insolents traits de caractère, comme les incidents funestes ayant jalonné une calamiteuse carrière (dont on peine à lui assigner une quelconque définition), M. Frédéric Beigbeder serait un ancien « concepteur-rédacteur » publicitaire, devenu écrivain, critique littéraire, homme-tronc à la télévision. Et probablement bien d’autres choses encore, ceci dans l’attente que de très attendus lauriers ne lui autorisent à prétendre à nombre d’autres fonctions, prébendes et gratifications, assurément très agréables pour son ego, généralement fort utiles pour amadouer les jolies femmes, et de nature à conforter le respect craintif que semblent lui vouer ses congénères.



M. Frédéric Beigbeder a eu trente-cinq ans le 21 septembre dernier. A cette date M. Frédéric Beigbeder peut s’enorgueillir d’exercer les fonctions de critique littéraire à l’hebdomadaire Voici, au mensuel Lire, au quotidien Le Figaro - épisodiquement semble-t-il dans ce cas de figure -, à l’émission « Le Masque et la Plume » diffusée chaque dimanche par une radio du service public, ainsi que de ses apparitions quotidiennes dans une émission de divertissement proposée par une chaîne cablée de télévision, et produite par un certain M. Thierry Ardisson.



Il appert donc, comme n’ont pas manqué de le relater quelques centaines d’articles parus dans l’ensemble des gazettes disponibles dans l’hexagone, et tout autant de clips dispensés par la télévision, qu’un opuscule titré « 99 francs », publié aux Editions Grasset par M. Frédéric Beigbeder, ne manquerait pas d’être élu par l’un des cénacles dont les membres banquettent rituellement dans des restaurants cossus la première semaine de novembre, et ce - nécessairement -, au détriment des quelques dizaines de respectables romans écrits par de tout aussi respectables écrivains, qui encourent donc l’épouvantable péril de voir leur nom accolé à celui de M. Frédéric Beigbeder.



La rumeur publique, complaisamment entretenue par nombre de plumitifs du même acabit, proclame que le même M. Beigbeder se serait attiré une réputation considérable par la voie de l’exercice conjoint de deux activités apparemment susceptibles d’éveiller l’intérêt, voire la considération, des quelques milliers de personnes qui semblent en retirer, outre de confortables subsides, la vénération de leurs contemporains.



D’une part en effet, ledit M. Beigbeder semble s’être attiré un respect unanime en excipant de ses qualités de « Co-fondateur du Caca’s Club », et d’une remarquable assiduité à toutes autres sortes d’activités absconses de « night-clubber ». Activités qui ne seraient pas sans influer sur la teneur de ses goûts, et dégoûts, littéraires, qu’il n’a de cesse de semer à tout vent.



Ainsi des propos que M. Frédéric Beigbeder tenait l’an dernier à un certain M. Baptiste Liger. Il s’agissait, semble-t-il « d’évoquer avec lui les best-sellers de l’été ».



A propos de « Manuella » de M. Philippe Labro :



« Labro en a eu marre de parler de lui-même. Alors il s’est mis dans la peau de sa fille. Et c’est un échec pour deux raisons : la vie de Philippe Labro n’est déjà pas intéressante, et en plus il s’est pris pour Salinger. Or, sa prose est indigne d’un enfant de quatre ans. Il ne suffit pas d’écrire « glauque » pour savoir faire parler une jeune fille de dix-sept ans. »



A propos de « La demi-pensionnaire » de M. Didier van Cauwelaert :



« Je me souviens d’un garçon prometteur, qui écrivait des livres plutôt tendres, drôles. C’est alors qu’une bande de dangereux vieillards serial-killers lui ont donné un prix de façon prématurée. Et le garçon en est mort, comme tous les Prix Goncourt - excepté Modiano ! »



A propos de « Relation publique » de Mme Christine Deviers-Joncours :



« C’est à force de publier des choses comme ça qu’on assassine le livre. On sert aux gens le roman à l’eau de rose d’une arriviste pathétique qui fait l’éloge de la corruption, avec gros havane dans un beau château... Très nauséabond. »



Dans un registre voisin, l’Agence France-Presse se faisait l’écho en mai dernier dernier d’une « plaisanterie » fomentée par M. Beigbeder et quelques uns de ses proches. Dont M. Patrick Besson, écrivain dont la réputation - au demeurant usurpée -, a notoirement été entâchée par le soutien qu’il a cru bon d’apporter au régime de M. Slobodan Milosevic. Ou du frère d’un certain « Karl Zéro », M. « Basile de Koch », pseudonyme d’un plumitif connu - surtout des services de police -, pour avoir longtemps prêté ses talents de confectionneur de discours à M. Charles Pasqua. Avant d’illustrer la chronique des faits divers en se voyant condamner l’an dernier pour avoir indument perçu des fonds considérables - et semble-t-il totalement injustifiés -, d’un sénateur de l’Essonne, lui même condamné à des multiples reprises pour abus de biens sociaux, et nombre d’autres pratiques excessivement dommageables, tant aux deniers de l’Etat qu’à la moralité publique.



Il s’agissait en l’espèce d’une « supercherie » perpétrée au détriment de Mme Claire Chazal, présentatrice d’un bulletin de propagande diffusé chaque soir par la plus importante entreprise française intervenant dans le secteur des industries culturelles. Celle-ci (Mme Claire Chazal), venait en effet de publier un roman aux éditions Plon. M. Beigbeder et ses commensaux avaient jugé bon d’adresser le manuscrit de l’ouvrage publié par Mme Chazal, sous un autre nom, à plusieurs maisons d’édition honorablement connues, dont les éditions Plon. Avec le résultat que ledit manuscrit s’étant vu refuser, M. Beigbeder et ses commensaux se livraient en réponse à une attaque en règle des moeurs de l’édition. Déclarant, pour M. Patrick Besson, qu’il s’agissait : « d’une critique du capitalisme appliqué à l’édition. » Ou affirmant, pour M. Frédéric Beigbeder : « Depuis longtemps, on sait que les comités de lecture des éditeurs se contentent de parcourir les manuscrits qu’on leur soumet. La nouvelle mode qui consiste à publier les gens célèbres, même si leur texte est de médiocre qualité, est scandaleuse. (...) Les éditeurs considèrent aujourd’hui les livres comme de la lessive et attendent avec impatience les textes de Nagui ou de Sophie Marceau. C’est nuisible à la littérature qui se retrouve ainsi en danger. On finit par donner au lecteur quelque chose de médiocre et on risque de le dégoûter. »



On conçoit déjà fort bien que, nanti de tels antécédents, M. Frédéric Beigbeder n’allait pas manquer de se ménager un accueil critique enthousiaste, dès lors que son imprimeur livrerait dans toutes les librairies, voire les supermarchés, susceptibles de le mettre en vente l’opuscule précité, commis par ledit M. Beigbeder, et titré « 99 francs ».



En effet. C’est bien un concert unanime de méchancetés sans importance aucune qui a accompagné cette livraison. C’est tout juste si, par exemple, M. Philippe Lançon raillait timidement dans le quotidien Libération le 24 aout dernier « Un roman en promotion », et tout aussi certainement la promotion, tapageuse et ostensiblement bouffonne, dudit opuscule.



Il apparaît en effet que les très douteux talents et mérites dudit M. Beigbeder ont pleinement trouvé à s’employer dès lors que son employeur - depuis dix ans -, une agence de publicité, a, selon lui, décidé de se passer de ses services, à raison - toujours selon lui -, de la narration dans « 99 francs » par ledit M. Frédéric Beigbeder des infamies quotidiennes qu’il perpétrait depuis une bonne dizaine d’années, ceci au profit manifeste dudit employeur. Et en étant très confortablement rémunéré pour ce faire. A raison, toujours selon lui, d’émoluments mensuels avoisinant les 50 000 francs. Nous verrons plus avant que le montant de cette rémunération, et plus précisément sa subite disparition - autorisant notre homme à s’auto-qualifier « d’écrivain maudit ayant choisi de vivre de sa plume » -, ne sont aucunement de nature à émouvoir ledit M. Frédéric Beigbeder.



Mais il convient de s’arrêter sur la remarquable performance sportive de M. Frédéric Beigbeder, qui, non content de rédiger les placards publicitaires qui sont publiés dans toutes les gazettes par son éditeur, s’offre avec une constance digne d’éloges aux flèches - odieusement acérées -, de la critique.



L’une des plus éclairantes démonstrations en la matière s’est tenue dans les colonnes du Journal du Dimanche, daté du 17 septembre dernier.



Interrogé par deux journalistes de la chronique « Télévision » dudit Journal du Dimanche, M. Frédéric Beigbeder livrait aux 400 000 lecteurs de cet hebdomadaire du groupe Hachette, (propriétaire de son éditeur Grasset), des propos dont on peine à établir ce qui l’emporte, dans les registres du ridicule et de l’odieux [1].



Affirmant à ses interlocuteurs avoir été licencié pour « faute grave » le 18 juillet dernier par l’agence de publicité Young et Rubicam qui l’employait, M. Frédéric Beigbeder leur déclarait ensuite :



« Je ne pense pas que j’étais le wonder boy de la pub mais je n’étais pas non plus le plus mauvais, sinon on ne m’aurait pas gardé dix ans à ce salaire-là. Depuis, on m’a proposé de diriger une agence italienne, avec Porsche de fonction... Ils n’ont pas compris que j’ai fait mes adieux à ce métier. Je ne veux pas faire croire aux gens, comme Jacques Séguéla, un doux rêveur, que la pub est l’imagination au pouvoir alors que c’est l’inverse : c’est le matérialisme au pouvoir. (...)



Comment voulez-vous qu’on n’aît pas envie d’un prix qui fait vendre ? Surtout quand on est viré de son emploi et qu’on veut vivre de sa plume. (...)



C’est important aujourd’hui pour un écrivain d’être agaçant, embarrassant, encombrant, résistant, puant... C’est le rôle de la littérature d’être comme ça. Les livres ne servent plus à raconter des histoires. (...)



Quand j’ai décidé de commencer à prendre mes notes et à faire mon acte de haute trahison envers mon métier de publicitaire, c’était parceque je voulais qu’un jour ma fille voie dans quel enfer son père a vécu à la fin du XXème siècle. (...)



Bien sûr c’est pas le goulag. Mais notre vie à tous est un enfer doré puisqu’il n’y a plus d’alternative : on vit pour l’argent. On passe nos journées à critiquer un système qui nous fait vivre. Toute révolution est impossible. (...)



J’ai un point commun avec (M. Roland Dumas) et Andy Wharol. Ca illustre bien ma contradiction personnelle : je suis à la fois un artiste et un pourri. »



Nous nous garderons bien d’émettre quelque opinion personnelle sur ces derniers propos, mais n’hésitons pas à souligner qu’ils constituent une admirable transition pour aborder une face des activités de M. Frédéric Beigbeder que cet immense artiste, à notre plus grand étonnement, n’a pas encore cru bon de porter à la connaissance de ses contemporains. Dont tout nous laisse pourtant à penser qu’ils ne manqueraient pas d’applaudir à cette autre facette d’un cynisme qu’il se plaît à porter en bandoulière.



Pour ce faire, il convient, aussi malaisé cela soit-il, de nous soustraire quelques instants au déluge des incantations dont M. Beigbeder se plaît à inonder les medias, et à nous aventurer dans les pages - tout aussi délirantes au demeurant -, que lesdits medias allouent à la narration des exploits des autres héros de notre temps que sont les modernes chevaliers d’industrie, « wonder boys » de la Nouvelle économie et autres créateurs de « start up » des Beaux quartiers.



L’exercice est au demeurant ridiculement aisé. La même livraison du Journal du Dimanche, datée du 17 septembre dernier, nous informe que « le numéro 3 de la bourse en ligne vient d’être racheté à prix d’or ». Il s’agit de l’entreprise « Self-Trade », créée en 1998 par Mrs. Charles Beigbeder, frère de M. Frédéric Beigbeder, et Antoine de Rochefort [2].



C’est la même entreprise « Self-Trade » qui avait jugé bon de promouvoir ses activités douteuses en procédant à une campagne de propagande dans laquelle la célèbre faucille du drapeau soviétique se voyait adjoindre des parures de diamants. Message parfaitement subliminal semble-t-il destiné à convaincre le menu fretin rêvant de devenir millionnaire en investissant ses économies dans des « starteupes » abracadabrandesques, de vider leur livret d’épargne, en ligne, au plus grand profit des forbans de Self Trade.



M. Olivier Ritt, auteur de l’article précité, ironisait donc en spéculant sur les échanges supposés entre Mrs Beigbeder frères après cette annonce : « Le courtier en ligne Self Trade passe sous pavillon allemand. Son président n’est autre que Charles Beigbeder, le frère de Frédéric Beigbeder, auteur d’un pamphlet satirique sur le monde de la pub : 99 francs. Charles pèse, lui, plus de 300 millions de francs aujourd’hui ! Ambiance garantie dans les dîners de famille : mercredi dernier, pendant que Charles revendait à prix d’or Self Trade au groupe allemand DAB, le soir même, son frère Frédéric dissertait à la télévision sur cette nouvelle génération "start up" succombant à la "religion du fric". »



Il est à craindre que M. Olivier Ritt ne cède ce faisant à une forme inusitée - du moins dans les pages boursières des quotidiens nationaux -, de licence poétique. Peut-être le rappel inopiné des ors et gloires de la littérature est-il de nature à troubler l’entendement d’un - probablement -, honnête journaliste, qui se console de ses tâches ancillaires en s’autorisant une incise supposée malicieuse ?



Les amours clandestines nouées par M. Frédéric Beigbeder avec le veau d’or sont en fait autrement sidérants. Qu’aucun journaliste dont l’activité consiste à se repaître des ondulations des indices boursiers ne s’en soit encore avisé étant au demeurant tout aussi stupéfiant.



A sa création en 1998, le capital de la société « Self Trade », comme celui de toute start-up qui se respecte, est détenu par ses deux fondateurs précités, Mrs Charles Beigbeder et Antoine de Rochefort « et des membres de leur famille. » Comme le précise la note d’information préliminaire qui sera établie par la Commission des Opérations de Bourse le 3 mars 2000, à l’occasion de l’introduction de Self Trade sur le Nouveau Marché de la Bourse de Paris le 16 mars 2000. Et le confirme la notice légale qui a été publiée au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires en date du 6 mars 2000.



Deux ans après sa création, l’introduction au Nouveau marché de la Bourse de Paris de Self-Trade permet à la société de « lever » 130 millions d’euros d’argent « frais ». L’opération est un éclatant succès puisque « l’offre totale a été sur-souscrite 39 fois, avec plus de 300 millions de titres demandés, pour 7.768.575 titres proposés.



Ensuite, il s’écoulera exactement 6 mois avant que, le mercredi 13 septembre dernier, les dirigeants de Self Trade, Mrs Charles Beigbeder et Antoine de Rochefort n’annoncent - triomphalement -, avoir finalisé la vente de Self Trade à la société allemande de courtage en ligne Direkt Anlage Bank (DAB), filiale de la deuxième banque allemande, HypoVereinsbank.



Le coût de l’acquisition s’élève à 6 milliards de francs : 600 milliards de centimes.



L’opération, « qui a été acceptée par les « actionnaires de référence » de Self Trade, qui représentent 68% de son capital depuis son introduction en bourse », sera finalisée en décembre prochain.



On imagine volontiers que M. Frédéric Beigbeder, auteur de « 99 francs », et aussi acharné pourfendeur de l’argent-roi apparaisse-t-il dans les gazettes, s’est peut-être laissé aller - dans l’intimité du cercle familial et loin des sunlights -, à féliciter son frère M. Charles Beigbeder, officiellement détenteur depuis le 13 septembre dernier d’une fortune évaluée à plus de 300 millions de francs. Ce que nous ne saurions néanmoins affirmer avec certitude, au vu notamment de la désinvolture blasée avec laquelle M. Beigbeder est nécessairement conduit à négliger ces contingences subalternes, comme nous n’allons pas tarder à le comprendre.



Ce que l’on n’imaginait en revanche apparemment pas du tout, du moins aucun des medias attachés à sa promotion n’a-t-il jugé bon d’en formuler l’hypothèse, c’est que le même M. Frédéric Beigbeder, grand pourfendeur de l’argent-roi dans les gazettes et à la télévision, puisse avoir lui-même à l’occasion - ce qui ne manquerait pas de le conforter dans son cynisme désabusé traversé de flamboyances vindicatives -, perçu quelques gratifications à l’occasion de ce miraculeux rachat. Non de ses péchés, mais de la société de son frère.



Il serait totalement inopérant à ce stade que les légions d’ennemis que M. Frédéric Beigbeder n’a pas manqué de se créer en accablant la France de ses pénibles fadaises se précipitent sur tous les documents légaux émis par la société Self-Trade. On n’y trouve bien évidemment aucune trace de M. Frédéric Beigbeder.



En revanche les cohortes d’ennemis précités de M. Frédéric Beigbeder trouveront le plus grand bénéfice - moral -, à consulter les statuts d’une société « Gravitation », que les fondateurs de ladite société n’ont pu faire autrement que de les déposer auprès du greffe du Tribunal de commerce de Paris le 21 décembre 1999.



Il appert en effet à la consultation des statuts de ladite société Gravitation, une Société anonyme au capital social de 250 000 francs créée le 25 novembre 1999, et qui se présente comme un « Organisme de placement en valeur mobilières », dotée dun code APE 652E, qu’elle a pour Président de son Conseil d’administration M. Jean Beigbeder. Et qu’elle compte deux autres administrateurs :



 Mme Marie-Christine de Chasteigner,



 et M. Frédéric Beigbeder, né le 21 septembre 1965.



M. Frédéric Beigbeder, auteur maudit auto-proclamé, ex-publicitaire, homme-tronc à la télévision, dont le roman « 99 francs », charge insoutenable contre l’argent-roi et le terrorisme publicitaire lui a valu, selon ses dires, d’être licencié par son employeur, l’agence de publicité Young et Rubicam, est donc administrateur depuis le 21 décembre 1999 d’un organisme de placement en valeurs mobilières, dont le siège social est sis 16, rue du Cloître Notre-Dame, dans le quatrième arrondissement de Paris.



La chronologie atteste qu’il a accepté cette charge avant d’être licencié par son employeur. Elle permet tout autant d’augurer que la rédaction de « 99 francs » n’aura très probablement débuté qu’après que M. Frédéric Beigbeder aît accepté ladite charge.



Peut-être même le fait d’accepter de se voir investir dans pareilles fonctions, en apparence - en apparence seulement -, fort peu compatibles avec les débordements « révolutionnaires » dont il accable les lecteurs de « 99 francs », participe-t-il pleinement de la mystérieuse alchimie de l’écriture ?



Faute d’avoir interrogé M. Frédéric Beigbeder sur ce point précis, nous ne nous hasarderons pas plus avant à émettre d’aussi périlleuses hypothèses.



Ceci d’autant plus que des investigations complémentaires - relativement sommaires au demeurant, et à la portée de tout journaliste, même débutant -, apportent un intéressant éclairage sur l’activité de cette mystérieuse société « Gravitation », dont M. Frédéric Beigbeder est l’un des administrateurs depuis le 21 décembre 1999.



Ainsi que le précise très clairement la Notice légale établie par la Commission des Opérations de Bourse à l’occasion de l’introduction au Nouveau Marché du courtier en ligne Self Trade, la SA « Gravitation », créée le 26 novembre 1999 « a vocation à regrouper des actions initialement détenues par Mrs Charles Beigbeder, Antoine de Rochefort et par des membres de leurs familles. »



Il apparaît en effet qu’avant même l’introduction au Nouveau Marché de la Bourse de Paris de l’entreprise Self Trade, qui sera donc effective le 16 mars 2000, le pourcentage de capital de ladite société Self Trade détenu par les actionnaires de la SA Gravitation atteint 9%.



Dès le 17 mars 2000, les trois administrateurs de la SA Gravitation, M. Jean Beigbeder, Mme Marie-Christine de Chasteigner et M. Frédéric Beigbeder « administrent » les 9% du capital de la société Self-Trade, soit un « capital social » se montant à 9% des 130 millions d’euros « d’argent frais » levé en bourse. Soit 11,2 millions d’euros, ou 73 millions de francs.



Or, et ce depuis le 13 septembre dernier, la « valorisation » de la participation de 9% du capital social détenu par la SA Gravitation dans l’entreprise Self Trade a bien évidemment bénéficié du rachat de ladite société Self-Trade par son acquéreur, la société allemande de courtage en ligne DAB.



A ce titre, les trois administrateurs de la SA Gravitation, M. Jean Beigbeder, Mme Marie-Christine de Chasteigner et M. Frédéric Beigbeder gèrent donc une participation de 9% dans la société Self-Trade, acquise par la société allemande DAB au prix de 911 millions d’euros, soit près de 6 milliards de francs.



Cette participation s’établit donc à un montant de 540 millions de francs.



Depuis le 13 septembre dernier, M. Frédéric Beigbeder siège donc en qualité d’administrateur au conseil d’administration d’une société dont le capital social se monte à 54 milliards de centimes.



Ledit M. Frédéric Beigbeder ne détient il est vrai, à titre personnel, d’où sa qualité d’administrateur de la SA Gravitation - fort peu compréhensible sinon -, qu’une malheureuse action de la susdite SA Gravitation. Qui lui a coûté 50 francs. Toutefois, en sa qualité d’administrateur, M. Frédéric Beigbeder est réputé pouvoir se faire attribuer des jetons de présence par le conseil d’administration auquel il appartient, et ce jusqu’en 2002.



D’où il appert que M. Frédéric Beigbeder, sans avoir accompli d’autre effort que d’être présent au capital de la SA Gravitation - comme il l’était sur la liste des prétendants au Goncourt -, est aujourd’hui à la tête d’un capital de 216 000 francs.



Coquette gratification que notre auteur « maudit » aura acquise du seul fait d’avoir déboursé 50 francs le 26 novembre 1999, date de la constitution de la SA Gravitation...



Cette occurrence est déjà fort instructive quant à la sincérité de notre histrion. Au-delà, on n’ose imaginer qu’un « révolutionnaire » aussi farouche pourrait se laisser aller, animé par un vibrant amour fraternel, à se résoudre à accroître son capital. Opération autorisée par les statuts de la société qu’il administre, et qui pourrait accessoirement permettre à son frère, M. Charles Beigbeder, co-fondateur de Self Trade, de se soustraire aux ardeurs du fisc, qui ne va pas manquer de pressurer odieusement ledit M. Charles Beigbeder.



Quoiqu’il en soit, il apparaît qu’après ces brillants débuts dans la haute finance, il est à redouter que l’auteur, maudit, de « 99 francs » ne se prépare à emporter de haute lutte les dernières citadelles de la littérature française qui auraient le front de résister aux ardeurs d’un homme qui a si parfaitement compris son époque.



Il est dès lors très logiquement à redouter que ledit M. Frédéric Beigbeder ne s’attelle dans les plus brefs délais à la rédaction d’un second opuscule titré « 22 briques ».



De surcroit il est en outre malheureusement par trop probable que le capital fort mal acquis dudit M. Beigbeder - et qu’il ne manquera pas de faire prospérer par tous moyens avouables ou inavouables -, ne l’autorise à tenter de s’emparer - par voie d’échange d’actions Self Trade contre des actions Gallimard ou toute autre manoeuvre malencontreuse -, de pans entiers de l’édition, des medias, et tous autres vecteurs désormais voués à la glorification d’un sinistre parvenu de la « Nouvelle économie ».



Son portefeuille de titres, ses commensaux, son éditeur et les probablement nombreux obligés dudit M. Beigberder eussent-ils tout à gagner à cette consternante occurrence, nous n’en espérons pas moins qu’ainsi éclairé vous vous refuserez pour votre part à toute acquisition susceptible de donner corps à pareil désastre.



Je te serai reconnaissant de m'en faire un résumé en 10 lignes.