La différence se fait beaucoup plus sur les allures de cap & capacité d'accélération que la vitesse max au largue, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent : pratiquement n'importe quelle planche de 80L, qu'elle soit de vague ou de freeride, peut aller à 40 kts dans des conditions idéales.
L'intérêt du matos slalom, c'est la vitesse moyenne générale : aucun autre matériel, à niveau identique sur les 2 flotteurs, ne peut lutter efficacement bien longtemps et pour un ordre d'idée, au bout d'une 10 aine de kms, l'écart se mesurera en kms.
C'est du matériel pointu, mais on peut s'en servir comme freeride performance si on en a envie. Pour le reste, tout dépend où on a envie de mettre la barre, avec prise de tête correspondante, tout autant que le niveau de sensations (fortes) ou les "corones", voire dans quelles conditions sortir avec. Par contre un matériel mal réglé ou mal adapté peut être l'enfer sur terre (du moins sur mer...).
N'importe quel matériel actuel de slalom, bien réglé, peut être utilisé par n'importe quel freerideur avec un niveau correct sans aucune difficulté dans sa plage moyenne et dans ce cadre, sera apprécié pour le "plus" de performances générales dans ce cadre d'utilisation. C'est quand il s'agit de pousser le bouchon un peu plus loin que les choses se corsent (beaucoup) et où la technique & attitude font énormément de différences : on verra souvent sur les spots quelques slalomeurs "faciles" et qui cartonnent, alors que les autres se font secouer grave ou se traînent moyen.
Inévitablement, si on recherche quelque part la performance, ce sera aussi plus physique, mais c'est valable pour n'importe quel type de pratique de tte façon. Par contre la remarque selon laquelle le matériel renvoie une forte sensation de rigidité est à prendre avec des pincettes : c'est extrêmement dépendant des réglages appliqués, des marques de flotteurs & ailerons associés, de la façon de naviguer. A contrario, quand je prête mon matériel, oui on me fait la remarque que ça va beaucoup plus vite et qu'on peut prendre peur, parce qu'on a l'impression de se faire avaler par l'avant avec de grosses accélérations, mais que ça reste facile et doux au contact. Les gens sont très souvent assez agréablement surpris et étonnés.
Ce qu'il faut éviter en général, c'est essayer le matériel d'une personne d'un gabarit très différent, d'autant qu'on surtoile beaucoup pour la pratique. Enfin avoir ce type de matériel n'empêche pas de sauter, la seule chose que ça n'aime pas, ce sont les atterrissages à plat, donc soit le cul d'abord si on se chie un peu, mais plutôt de préférence nose dive. Si on monte grassement en hauteur, pas de souci, y'a rien de mieux qu'une toile de slalom pour s'envoyer et planer en l'air, puis atterrir en douceur (très bonne portance).
... Mais peut être ne savent que ceux qui le font

Inévitablement en tout cas, on saute à certains moment, ne serait ce que par nécessité, à moins de ne naviguer que sur du flat.
Enfin, ce type de chassis nécessite un bon moteur, mais il ne faut pas non pus se focaliser sur les top toiles de course race. Si on souhaite se contenter d'une bonne voile freeride ou même freerace, ça fonctionne aussi très bien dessus et c'est même parfois une bonne idée pour la petite toile de vent fort. Sinon des flotteurs freeride orienté slalom, comme les Hawk chez Fanatic ou bien d'autres, permettent de délivrer de sacrées sensations pour peu qu'on les pousse dans leurs retranchements.
Mon choix : slalom. "Si tu ouvres, t'es un lâche" (devise de la discipline).
C'est pour moi une sensation unique de se sentir quasi voler sur le plan d'eau à haute vitesse, en effleurant à peine la surface et j'aime bien quand ça bouge, ça décuple la sensation.
http://www.youtube.com/watch?v=X1RD-ch90EoOu que faire quand on s'emmerde en 9.0 dans 13 kts ?
