QUOTE(rusty @ 6 Apr 2006, 03:49 PM)
salaud de breton!!!!!! le beurre a été inventé par les normand, donc le beurre normal c'est le beurre doux!!!
les bretons ont ensuite copié, mais comme ils bouffent que des trucs perimés ils ont mis du sel dans le beurre pour pas qu'il deviennent rance (le mot a d'ailleurs eté inventé a st malo à cause d'un breton normal (bourré donc!) qui a fait tombé son beurre dans l'estuaire et il s'est rendu compte que comme ça il ne prenait pas ce mauvais gout!)
les bretons ne sont que des dégénerés de normands!
arf arf arf mon pauvre tu as un train de retard sur le débat mon pauvre...
je l'attendais celle là!
L'invention du beurre remonte à des lustres. En même temps qu'il domestiquait les bêtes qui donnent du lait, l'Homme domestiquait le beurre. Il a rapidement succombé à ses charmes généreux, car il a tout de suite compris tous les bienfaits qu'il pouvait lui apporter : le réconfort d'une tartine beurrée quand on doit se lever tôt le matin pour aller chasser le bison ou le mammouth, c'est quand même quelque chose.
Le beurre a longtemps été un symbole de richesse.
Cléopâtre, qui était quand même ce qui se faisait de mieux en matière de bon goût à l'époque antique (cf Mission Cléopâtre : les robes de la reine d'Egypte, oulala !) se baignait dans du lait d'ânesse pour garder son teint éclatant. Ca tout le monde le sait. Ce qu'on sait moins, c'est qu'elle dégustait du beurre à tous les repas pour garder le regard de braise et les formes harmonieuses qui ont fait succomber tour à tour Jules César et Marc-Antoine (deux empereurs pour elle, ce devait être un sacré canon !).
La Renaissance confirme l'engouement pour le beurre.
Plus près de nous, les nobles de la Renaissance se beurraient de grandes tartines lors de réceptions grandioses, à côté desquelles celles de nos ambassadeurs actuels sont de vulgaires goûters d'anniversaire de Papy Brossard. La Renaissance marque par ailleurs l'émergence de la classe bourgeoise, qui faisait tout pour imiter la noblesse, aux goûts si raffinés. De fait, les bourgeois devinrent à leur tour très friands de beurre. A tel point que les producteurs français, qui déjà produisaient un beurre de médiocre qualité, ne purent bientôt plus fournir. C'est principalement pour cette raison bassement butyrique que le roi de France, pressé par les bourgeois de Paris, essaya une énième fois de faire main basse sur le duché breton.
De tous temps, le beurre breton a excité des convoitises
Car le beurre breton fait partie des meilleurs du monde. Elevées dans une Nature généreuse et verdoyante, les vaches de Bretagne goûtent aux bienfaits de la vie et donnent un lait crémeux qui enivre les sens du bienheureux qui y trempe les lèvres.*
Le paysan breton recueille amoureusement la crème, et c'est avec un coup de main ancestral qu'il la baratte pendant le temps qu'il faut, avant d'y ajouter ce qui rend son beurre vraiment unique : le sel des marais bretons. Au début, les Bretons fabriquent la merveille pour leur consommation personnelle. Mais bientôt, leur naturel généreux prend le dessus et ils commencent à exporter leurs faibles surplus. La légende est née, et la réputation du beurre breton, qui s'étend dans toute l'Europe, ne se démentira plus. A un tel point qu'il devient un enjeu stratégique entre le duché et le royaume de France, outré de devoir se contenter de quelques mottes par an. D'où les incessantes guerres entre les deux états, qui s'étalèrent sur plusieurs siècles.
Le beurre salé : un héritage breton
Lors d'un épisode honteux de l'histoire de France, le duché breton perd sa souveraineté, et la couronne française s'empare de la recette du beurre de Bretagne. Voilà qui aurait pu conclure l'Histoire du beurre breton : une fois la recette connue, la petite production d'Armorique aurait due être phagocytée par l'industrie française. Et pourtant non, on remarque que la recette n'a pas été suivie à la lettre, car on a dénigré un ingrédient essentiel : le sel !
Les succès mitigés du simili beurre
Il est vrai que le sel coûte cher à l'époque, et les producteurs français cherchent à minimiser le prix de revient. Déjà la malbouffe ! On donne donc une pâte grasse de crème barattée au consommateur français qui l'accepte sans broncher. Dans le nord de la France tout au moins, car au sud on persiste et on signe : c'est l'huile d'olive qui reste plébiscitée. Il faut dire aussi que même le beurre salé a du mal à se conserver en ces contrées inhospitalières.
Alors, manger du beurre doux et rance, c'est quand même beaucoup demander au Niçois qui a déjà son huile d'olive pressée au fond du jardin... Pourquoi le beurre est salé
Le sel du beurre breton autorise une plus longue conservation. Jusqu'à l'invention du réfrigérateur, il avait ainsi une durée de vie plus longue que s'il avait été doux (à supposer qu'un Breton ait voulu conserver du beurre doux...). Par ailleurs, celui qui a tartiné par mégarde du beurre doux s'en rappelle toute sa vie : c'est fade, ça n'a aucun goût, ça ne laisse rien dans la bouche, si ce n'est des regrets. Le beurre salé, quant à lui, se suffit à lui-même : sur du pain frais ou grillé, c'est le meilleur des petits déjeuners / déjeuners / goûters / dîners. C'est de plus un repas sain et complet. Si en plus, comble du raffinement, le beurre est salé au sel de Guérande, les effluves iodées transportent le gourmet vers des sommets de félicité.
Doit-on préférer se passer de beurre ou manger du beurre doux
Les extrémistes ont toujours beau rôle d'interdire toute compromission. Il est vrai qu'il est inadmissible de choisir délibérément le beurre doux ! Cependant, dans certaines circonstances bien particulières, on est parfois obligé de mettre de l'eau dans son vin. Pas de gaieté de coeur bien sûr, mais contraint et forcé. En territoire étranger, quand le besoin de beurre se fait impérieux ( petit déjeuner, du melon en entrée, le fromage, que sais-je ?), manger un petit morceau de beurre doux en prenant un air contrit, c'est un pis-aller.
j'avoue c'est un copier collé d'un excellent article trouvé sur le net