Nucléaire : l'Iran reste inflexible
Posté : 23 avr. 2006, 15:27
"L'Iran ne montre aucun signe indiquant qu'il est prêt à reculer sur son programme nucléaire controversé, alors que les cinq Grands du Conseil de sécurité préparent déjà la suite à donner à son refus de suspendre son enrichissement d'uranium.<br /><br />Le porte-parole de la diplomatie iranienne Hamid Reza Assefi s'était contenté vendredi de dénoncer les «exagérations» et «déformations» des Etats-Unis, qui «tentent d'envenimer la situation et de susciter des inquiétudes au sujet du programme nucléaire iranien, qui est pacifique et normal» L'Iran se trouve maintenant à moins d'une semaine de l'échéance, le 28 avril, que lui a fixé le Conseil de sécurité pour notamment suspendre son enrichissement d'uranium.<br /><br />Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El Baradei, doit alors remettre au Conseil, ainsi qu'aux 35 membres de l'exécutif de l'Agence, un rapport indiquant si Téhéran s'est plié aux demandes de la communauté internationale. Une telle issue semble improbable, selon le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns, secrétaire adjoint aux Affaires politiques, qui a indiqué que dans ce cas «nous avons tous pris l'engagement de nous retrouver à Paris le 2 mai au niveau des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Cinq».<br /><br />Les cinq Grands, ou membres permanents du Conseil, que sont les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume Uni, peinent à trouver une réponse unie au défi de l'Iran. Washington souhaite que le Conseil adopte une résolution invoquant le chapitre 7 de la Charte de l'Onu, ouvrant ainsi la voie à des sanctions et au besoin à l'usage de la force pour faire plier l'Iran.<br /><br />Les Etats-Unis bénéficient du soutien de la France et du Royaume Uni, qui envisageraient selon M. Burns de déposer une résolution de ce type devant le Conseil début mai. Mais ce scénario se heurte pour l'instant à l'opposition de Pékin et surtout de Moscou.<br />En visite à la Maison-Blanche jeudi, le président chinois Hu Jintao a souligné sa volonté de résoudre la crise par des moyens «pacifiques» et «diplomatiques».<br /><br />La Russie a été encore plus explicite vendredi sur son opposition à des solutions contraignantes. «Nous estimons qu'un conflit armé est inacceptable et qu'il est impossible de régler le régime de non-prolifération de l'Iran par des moyens militaires», a déclaré Sergueï Kisliak, vice-ministre des Affaires étrangères.<br />«On ne pourra parler de sanctions que lorsqu'il y aura des faits confirmant que l'Iran ne s'occupe pas uniquement d'activités nucléaires pacifiques», a affirmé pour sa part le porte-parole de la diplomatie russe, Mikhaïl Kamynine.<br /><br />Un sujet supplémentaire de discorde entre Russes et Américains est le contrat de livraison de systèmes de défense anti-aériens russes TOR-M1 à Téhéran, annoncé à l'automne dernier. Ces système de défense très sophistiqués procureraient à l'Iran, s'ils étaient effectivement livrés, un moyen de protection efficace pour ses infrastructures nucléaires et ses forces militaires. Selon M. Burns, «nous espérons et nous pensons que ce contrat n'ira pas plus loin car le temps n'est plus aux affaires, comme à l'ordinaire, avec le gouvernement iranien».<br /><br />Mais Moscou a fait aussitôt savoir que rien ne s'opposait à la livraison de ces systèmes d'armes. Ces divisions apparentes ont été saisies au bond par le porte-parole de la diplomatie iranienne. «L'Amérique est en colère parce qu'aucun pays n'a pris son parti», a dit Hamid Reza Assefi vendredi, en accusant Washington «d'essayer d'affaiblir les institutions internationales en utilisant le mensonge et des politiques unilatérales».<br /><br />L'Iran affirme que son programme nucléaire a un objectif purement civil, mais les Occidentaux craignent qu'il ne soit finalement détourné à des fins militaires, pour obtenir la bombe atomique. "<br /><br /><br />kékvouenpensez?



Je connais pas cette sorte de champignon! 