QUOTE(lapinoufrileux @ 18 Dec 2005, 04:14 PM)
'Tain t'es un warrior toi !!!!

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QUOTE(bluenote @ 19 Dec 2005, 05:00 PM)

skal....
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QUOTE(thejoker @ 19 Dec 2005, 05:27 PM)
skal
et béhh!!!!!!!!!

l
faut dire que j'ai fait quelques miles au large
genre ile de re oleron
ou gibraltar..
j'ai cassé quelques mats aussi j'ai ramé aussi jusqu' a deux heures (tjrs avec voile roulée ...conditions ou j'avancais..)
mais la tu me scotches !!
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Et pourtant, je checke toujours mon matos, je change les trucs d'usure assez régulièrement, je suis réglo là dessus. Erf... Le pire, c’est que ce n’en sont que 2 parmi d’autres.
La seule chose que je puisse dire, c’est que je baigne depuis tout petiot, je n’ai pas vraiment peur quand quelque chose m’arrive : je sais pouvoir nager une journée entière, d’autant avec une combi : traversée de la Manche, 20 kms de la Marne et autres trucs du genre...
En dehors de la planche, qui n’est qu’un passe temps que j’aime, je pratique le ski alpinisme, alpinisme, ultra-trail : courses à pieds de montagne, 50 à plus de 100 bornes, gros dénivellés, jusqu’à 5/6000 m, le tout dans la journée... Je connais bien mes limites, mentale et physiques, ça aide beaucoup dans ce genre de situations.
Dans l’eau, j’ai eu la peur de ma vie quand j’étais gamin, à 12 ans, avec mon frère. J’étais déjà un excellent nageur (brevet de 10 km nage libre, dauphin d’or, fier comme un paon !) et on était parti s’amuser dans les vagues au Virage, bon spot de surf (Xstar connait

) : petite crique sablonneuse, rochers maousse costauds sur les 2 bords avec la faune habituelle accrochée dessus en ces contrées… et celle entre 2 eaux pas bien loin !), avec un matelas pneumatique : midi, sandwiches avalés à 11h, à l’eau !
Les vagues étaient superbes et on s’amusait comme des fous, sans se rendre compte qu’on dérivait vers l’outside lentement mais sûrement. On a réagi seulement quand on a vu qu’on était déjà très éloigné des autres personnes. Bah on nage en tirant le matelas… sans avancer d’un poil durant 1 h ! On commence à gueuler comme des fous, monter sur le matelas en faisant de grands signes... Queud !
On s’est épuisé encore une autre heure à contre courant, pour éviter de dériver, en se rendant compte au fil du temps qu’on y arriverait jamais. Durant ce temps, j’ai nagé pratiquement seul, mon frère, il préfère la pêche plutôt que la baignade, et finalement, c’était pas pire parce que ça maintenait le matelas sur l’eau sans trop forcer, alors qu’il avait tendance à s’envoler avec le vent quand on le tirait à 2. Là, le courant qui balaie, c’est direct grand large océan atlantique... Les îles du Cap Vert, ça fait quand même loin !
On s’est reposé alternativement pour regagner des forces sur le matelas, puis on l’a laissé partir et on a nagé, j’aidais mon frère du mieux que je pouvais, en direction de la côte, qu’on a finalement rejoint au bout... de je ne sais pas, c’était devenu mécanique. On s’est pris par la main pour se faire jeter sur les rochers par les vagues, c’était vraiment de ça qu’on avait le plus peur. On s’est vraiment fait rouler dessus, cogner, lacérer, mais on est arrivé à s’accrocher, puis s’extirper du ressac... HS !
La fin de l’histoire, c’est pansements, couture, engueulade & co bien sûr !... Mais ce jour là, j’ai capté plein de choses, et admis par la suite que je n’étais pas quelqu’un de chanceux vu les évènements ultérieurs...
Bref, il m’est rentré définitivement dans le crâne qu’en cas de galère, compte d’abord sur toi et tes moyens pour prendre une décision avant d’hypothétiques secours, ne tente jamais quelque chose où tu sais que tu dépasses tes limites : entraîne toi d’abord, connais toi, fais le ensuite. Ca m’aura bien servi depuis, d’autant que je n’aurai pas vu les secours bien souvent, que ce soit en mer ou en montagne, mais la liberté de faire ce qu’on aime se paie.
Je fini sur une anecdote beaucoup plus marrante : un jour de galère (bah oui hein, on va pas changer les habitudes comme ça

) , là je vois le MNS s’amener avec le zod ! Je fais un signe : cool, je vais pas ramer !... je monte, le type commence à me faire la morale… Engrenage, me dis que faudra payer pour le remorquage ! J’ai pété un câble, lui dis d’où tu sors toi, tu nous gonfles qu’on fasse pas de planche près du bord et tu gueules parce qu’on s’éloigne… Lui ai dit d’aller se faire voir et qu’il retourne d’où il venait, j’ai replongé... Et ramé ! L’autre, il a fait une sale gueule
Moralité, je navigue toujours, sans trop me soucier de ce qui va péter : que ce soit neuf ou pas, ça pète quand ça en a envie, surtout les mâts : j’ai un très mauvais feeling avec les mâts, et bizarrement, j’en ai pourtant 2 qu’ont près de 10 ans, dont un qui fait clong clong au niveau du manchon depuis des années : celui là, c'est pour conjurer le mauvais sort p'têt ?
M’enfin quand même, ces 3 derniers mois, j’achète :
- un harnais, boucle défectueuse, 1er bord, planche explosée,
- un PDM : carotte passée à travers,
- des bouts : en 25 morceaux 1ere sortie,
- un mât : pété 2ème sortie, j’ai nagé évidemment...
- aileron : talon explosé sans rien toucher,
- une planche neuve, box de traviole, SAV, échange
Une sortie qui s’annonce pas mal, Ponant vu que c’est plus fort, 5.8, 3 bords, 0 nds... Vraiment 0 ! 3 bords = de l’autre côté... je nage...
...Même pas besoin de programmer de l’entraînement, mais y’a des moments où ça lasse un minimum quand même... Et le Xtar qui balance "je sais pas si je viens, parce que j’ai un mauvais karma avec toi !" Ca, c'est petit môssieur !
Fonction de ça, mon moi profond s’interroge sur la pertinence d’avoir bien fait de reprendre la planche... Bah, je fais avec, soyons philosophe : j'ai un moral d'acier ! Nom d'un chien ! Je vais pas me laisser emm*rder par 4 bricoles !
Et à la prochaine sur l'eau !