Je suis prof de physique, j'avais corrigé le bac de physique chimie une fois, et c'était assez magique. La consigne était de corriger uniquement le premier exo, et de faire remonter le plus vite possible les notes à l'inspection. Résultat le soir même : on recommence tout avec un nouveau barème, beaucoup plus avantageux (un max de points sur les questions faciles, pas de sanction pour les unités (en physique !!!), etc. On était tous scandalisés.fafouffle!!! a écrit : 06 mars 2026, 17:06 Ce qui me surprend toujours c'est le taux de réussite au Bac, en 2025, il était de 96,4% pour le Bac Général![]()
C'est bien, super, mais pour moi, ça s'apparente plus à du "bourrage des urnes" qu'à une réelle application du programme par des profs compétents et à une réelle compréhension des cours par les éleves.
Quand on voit le taux d'absentéisme des profs dans le secondaire sur le temps de l'année scolaire, taux qui augmente d'année en année (+4,6% en 2025, + 4,4% en 2024) et la hausse des arrêts de travail pour les profs de collèges et lycées (+ 43% sur 5 ans), je ne vois pas comment il est possible d'augmenter en même temps le taux de réussite au Bac, ça m'dépasse.
C'est le nivellement par le bas...
Mon directeur m'avait donné l'explication suivante : Il y a deux services avec des motivations distinctes : ceux qui écrivent des programmes ambitieux, et ceux qui doivent présenter un bon bilan au ministre, et ces services ne se parlent pas...
Faut aussi penser que si le pourcentage de réussite baisse, ça fait davantage de redoublants, donc faut recruter davantage de ces affreux profs toujours absentes qui ruinent la nation...
Sinon, la réforme de Blanquer à bien fait le job pour niveler par le bas : y a plein de matières qui n'ont plus d'épreuves terminales, donc les exigences sont moins élevées (pression intense des élèves et familles pour parcoursup, adaptation des profs aux élèves les plus faibles, pas indispensable de finir le programme, et probablement achat d'une certaine paix sociale par certains profs). Par contre, les niveaux des enseignements de spécialité sont bien remontés, c'est le seul point positif.




