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Étudier au Québec: profitez-en!!!

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guyt
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Étudier au Québec: profitez-en!!!

Message par guyt »

Grâce à une entente de parité France-Québec signée il y a trente ans, les étudiants français qui font des études universitaires au Québec vont payer le mêmes frais universitaires que les résidents du Québec.<br /><br />
Or, les frais universitaires au Québec sont les moins chers en Amérique. Par exemple, les frais moyens aux States sont de l'ordre de 20 000$, alors que ça tourne autour de 2 500$ ici. Vous pouvez même faire des études en anglais à la prestigieuse université McGill, l'université la mieux côtée au Canada et pas très loin de Harvard en terme de prestige.<br /><br />
En guise de comparaison, un étudiant français va payer 2 fois moins qu'un étudiant venant d'une autre province du Canada et 4 fois moins cher qu'un étranger, des frais supplémentaires étant exigés aux personnes qui viennent de l'extérieur du Québec.<br /><br />
Si ça vous intéresse, dépêchez-vous, ça pourrait  changer, y en a qui commencent à crier à l'injustice.<br /><br />
Évidemment, y a des inconvénients, comme vous pourrez lire dans le fabuleux compte-rendu de Seb159a ("Assez du Québec") à la plage.
touff
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Message par touff »

par contre pour les nav vous oubliez!


le chaud aussi
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Message par funlolo »

au contraire que des avantages , t as meme pas besoin de te mouiller


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et py t as pied partout  :p
louping
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Message par louping »

funlolo @ 26/03/2008 - 14h17 a dit:

au contraire que des avantages , t as meme pas besoin de te mouiller


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et py t as pied partout  :p

Par contre, tu uses le PDM.
Maria Chapdelaine
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Message par Maria Chapdelaine »

touff @ 26/03/2008 - 14h12 a dit:

par contre pour les nav vous oubliez!


le chaud aussi




Il faut comparer ce qui est comparable.

Si on habite dans une grande ville par exemple, c'est 100 fois plus facile de naviguer à Montréal (qui est une grande ile) qu'à  Paris. Les spots sont à 15 minutes du centre-ville


Et si on habite à Trifouilly-les-Oies (comme en Normandie   :)  ), il faut plutot comparer à des endroits perdus au Québec, où les conditions de nav sont super, par exemple les Iles de la Madeleine, qui a été un site de la Coupe du Monde
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Message par EvilShade »

J'ai toujours reçu des echos très flatteurs quant à aller étudier au Canada!!

1- La vie est beaucoup moins chere (qu'en Martinique)

2- Je crois que les diplomes decernés sont équivalents à ceux des français.


Si je dois faire des études, je préfère raréfier mes navs , amasser de la thune,acquérir des diplômes et, de retour en france je profite de mes diplômes ET de ma thune!! :D

Mais bon il y a quand même quelques freins, passer de 30° en Martinique à -30° au Québec......je trouve que c'est considérable!!
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Message par Maria Chapdelaine »

-30 deg. c'est la légende ....

A Montréal, la température moyenne en Janvier est  -6 deg.

Il y a des hauts et des bas, mais je crois que cet hiver, il n'y a pas eu une seule journée sous - 20 deg
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Message par Univers »

guyt @ 26/03/2008 - 13h39 a dit:

Grâce à une entente de parité France-Québec signée il y a trente ans, les étudiants français qui font des études universitaires au Québec vont payer le mêmes frais universitaires que les résidents du Québec.


Or, les frais universitaires au Québec sont les moins chers en Amérique. Par exemple, les frais moyens aux States sont de l'ordre de 20 000$, alors que ça tourne autour de 2 500$ ici. Vous pouvez même faire des études en anglais à la prestigieuse université McGill, l'université la mieux côtée au Canada et pas très loin de Harvard en terme de prestige.


En guise de comparaison, un étudiant français va payer 2 fois moins qu'un étudiant venant d'une autre province du Canada et 4 fois moins cher qu'un étranger, des frais supplémentaires étant exigés aux personnes qui viennent de l'extérieur du Québec.


Si ça vous intéresse, dépêchez-vous, ça pourrait  changer, y en a qui commencent à crier à l'injustice.


Évidemment, y a des inconvénients, comme vous pourrez lire dans le fabuleux compte-rendu de Seb159a ("Assez du Québec") à la plage.




Je précise, QUE COTE QUEBEC


Je me suis renseigné il y a 2 ans, tu cache (comme un étranger) si tu veux aller par exemple  :inn: à Ottawa(coté anglophone)
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Message par EvilShade »

Maria Chapdelaine @ 26/03/2008 - 19h34 a dit:

-30 deg. c'est la légende ....

A Montréal, la température moyenne en Janvier est  -6 deg.

Il y a des hauts et des bas, mais je crois que cet hiver, il n'y a pas eu une seule journée sous - 20 deg



ça fait quand même entre 36 et 50° de différence!!  :blink:  :blink:  :blink:

Parce que après 14 années passées dans une eau à 25° et une température à 28°, ça doit faire comme.......un choc!!

Mais sinon ça me plairait bien d'aller étudier au Québec!
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Message par funlolo »

50 degrés ?


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j vois pas ou est le probleme
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Message par touff »

Maria Chapdelaine @ 26/03/2008 - 16h01 a dit:

touff @ 26/03/2008 - 14h12 a dit:

par contre pour les nav vous oubliez!


le chaud aussi




Il faut comparer ce qui est comparable.

Si on habite dans une grande ville par exemple, c'est 100 fois plus facile de naviguer à Montréal (qui est une grande ile) qu'à  Paris. Les spots sont à 15 minutes du centre-ville


Et si on habite à Trifouilly-les-Oies (comme en Normandie   :)  ), il faut plutot comparer à des endroits perdus au Québec, où les conditions de nav sont super, par exemple les Iles de la Madeleine, qui a été un site de la Coupe du Monde




ouais mais il fait 10°C   en vmax

nav avec -10°C moi j'y vais pas!
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Message par funlolo »

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La survie en eau froide

Auteur : Webmaster

Dernière modification: 24 March 2007

Introduction


Chaque année, l'actualité des faits divers nous rappelle tragiquement que le Léman est un lac froid durant une grande partie de l'année et qu'une personne qui y tombe accidentellement, a peu de chance d'y survivre si elle ne prend pas toutes les mesures nécessaires en attendant l'arrivée des secours.

Ce dossier a pour but de mettre en évidence le mécanisme de l'hypothermie et ses conséquences, mais aussi la manière de retarder ces effets ainsi que le traitement d'urgence.

L'hypothermie dans l'eau


L'hypothermie est un abaissement de la température du corps humain au-dessous de la valeur normale. La température centrale de l'organisme est de 37 degrés. L'équilibre thermique, c'est-à-dire la température pour laquelle l'organisme ne perd, ni ne gagne de chaleur est réalisé dans l'eau entre 33 et 34 degrés. De plus pour une même température, on perd 25 fois plus de chaleur dans l'eau que dans l'air.

Une chute dans l'eau peut devenir une situation inquiétante, quelle que soit la saison si le séjour se prolonge car elle entraîne une hypothermie.

De nombreuses personnes munies de leur brassière de sauvetage, qui, après leur chute ne sont ni blessées, ni choquées, ni fatiguées, meurent simplement de froid.

Un corps humain immergé abandonne rapidement sa chaleur dans l'eau froide environnante et le sang refroidi circule alors dans les organes vitaux comme le cœur, le cerveau et les affaiblit.

Or, le corps est une machine électrochimique et toutes les réactions chimiques ralentissent lorsque la température diminue. Si ce ralentissement chimique se situe dans le cerveau il peut provoquer une perte de conscience (évanouissement), s'il intervient au niveau du cœur il déclenche un état électro-anarchique des pulsations cardiaques (fibrillation) qui mène à la mort.

Mécanismes de défense et réponse au froid


   * Frissons

     activité musculaire accrue (pour produire de la chaleur)

   * Chair de poule

     diminution des phénomènes convectifs grâce à la contraction des muscles horipilateurs du poil

   * Légère augmentation du rythme respiratoire

     consommation accrue d'oxygène

   * Envie d'uriner

     vasoconstriction

   * Cyanose des extrémités

     irrigation préférentielle des organes nobles (vasoconstriction périphérique)

   * Crampes

     diminution du stock de glucides responsable d'un dysfonctionnement musculaire

   * Augmentation importante du rythme respiratoire

     surconsommation d'oxygène (pour accélérer les oxydations)

   * Frissons profonds

     début de l'atteinte profonde du froid

   * Etat de torpeur

     début de l'hyporthermie (33°C)

   * Perte de conscience

     baisse de la température à partir de 32°C

   * Diminution des rythmes respiratoire et cardiaque

     au-dessous de 30°C, ralentissement très important du métabolisme

   * Mort

     température aux alentours de 25°C


Les premières constatations


En eau froide la peau et les tissus superficiels se refroidissent très rapidement mais il s'écoule 10 à 15 minutes avant que les températures du cœur et du cerveau ne commencent à baisser. Un intense frissonnement apparaît alors pour compenser la grande perte de chaleur. L'évanouissement peut arriver dès que la température interne du corps approche 32°C; quand elle tombe à partir de 30°C, la mort survient par défaillance cardiaque.


Comportement en cas de chute dans l'eau


Si vous tombez dans l'eau froide, rappelez-vous que l'eau conduit la chaleur beaucoup mieux et plus rapidement que l'air. La plupart des bateaux flotteront même lorsqu'ils ont chaviré ou sont inondés. Aussi, il faut faire tout son possible pour sortir au maximum son corps de l'eau en grimpant sur la coque ou en se hissant sur n'importe quel objet flottant. Le port d'un gilet de sauvetage (voir aussi les gilets de sauvetage) vous gardera à flot même si vous êtes sans connaissance.



figure 1



Si elle n'a pas de brassière, la victime doit effectuer quelques mouvements de nage. Les positions les plus courantes sont soit la "marche dans l'eau" (figure 1) soit le "noyé flottant" (figure 2). Dans ces deux cas la personne est debout dans l'eau et fait de lents battements des bras et des jambes.



figure 2



Dans le "noyé flottant", la position naturelle du corps met le visage dans l'eau et fait relever lentement la tête uniquement pour respirer; il y a alors une quantité de chaleur appréciable perdue par la tête.


figure 3



L'examen thermographique d'un sujet qui, soutenu par sa brassière reste immobile debout dans l'eau (figure 3), indique que les zones de grandes pertes de chaleur sont les bas flancs de la poitrine et le V de l'aine. La tête et le cou s'ils sont immergés font également parties de ces zones crtiques.


Avec ou sans brassière, lors d'une nage vigoureuse, le thermographe montre que les bras, les épaules et la partie supérieure de la poitrine commencent également à perdre beaucoup de chaleur car, en nageant, le sang est contraint d'irriguer les muscles moteurs supérieurs, mais il se refroidit en circulant plus rapidement à la surface du corps en contact avec l'eau. Lorsque ce sang retourne dans le cœur et tous les organes, il diminue plus rapidement la température interne du corps.


Les résultats chiffrés


   *


     Dans de l'eau à 10°C, sans brassière, dans la position du "noyé flottant", le temps de survie est inférieur à 1h 30.

   *


     En pratiquant la "marche dans l'eau", la personne peut survivre 2 heures.

   *


     Avec une brassière, en restant simplement debout immobile, ce temps peut être augmenté d'au moins un tiers et atteint 2h 45 dans cette eau à 10°C.

     On en déduit que, pour "le noyé flottant", la vitesse de refroidissement est 35 % plus grande que pour la "marche dans l'eau". Pour ces deux positions la perte de chaleur est respectivement 82% et 34% plus grande qu'en restant immobile avec brassière.

   *


     Dans tous les cas il faut donc garder constamment la tête hors de l'eau.


De plus, d'autres expériences montrent que dans de l'eau à 10°C, un nageur moyen parcourt moins de 1500 mètres avant d'être paralysé par le froid.

Brassière de sauvetage     Position du naufragé     Température de l'eau

4°C     10°C     16°C

sans     noyé flottant (fig.2)     1h 05     1h 26     2h 16

sans     marche dans l'eau (fig.1)     1h 28     1h 58     3h 04

avec     debout immobile (fig.3)     1h 58     2h 37     4h 07

avec     position HELP (fig. 4 & 5)     2h 52     3h 48     5h 58


Les trois premières lignes du tableau ci-dessus résument les temps estimés de survie d'une victime (dans les conditions les plus courantes d'une chute dans l'eau) pour les trois principales positions, à trois températures d'eau différentes.

La durée de survie augmente si les sujets sont plus grands ou plus gros que la moyenne et diminue pour des individus maigres et petits.


Ci-dessous une représentation graphique des bénévoles de la garde côtière canadienne concernant l'espérance de survie approximative en eau froide et sans protection particulière.



Les premières constatations


Il est logique de déduire de ces constatations qu'en protégeant les zones critiques de fortes déperditions thermiques, le temps de survie augmentera.

D'où la recherche de deux positions qui impliquent le port de la brassière :



figure 4



La première appelée HELP (Heat Escape Lessening Posture = Position de perte minimum de chaleur) concerne une victime isolée. Dans cette position le sujet est recroquevillé, bras serrés sur les flancs de la poitrine, cuisses serrées et les genoux relevés pour préserver la région de l'aine (figure 4).



figure 5



La seconde s'applique à un groupe peu nombreux de personnes. Appelée HUDDLE (en grappe), cette méthode place les 3 ou 4 personnes, en cercle, serrées le plus possible l'une contre l'autre en se faisant face (figure 5).



Dans la pratique, dans l'eau à 10°C, ces positions ont permis un temps de survie de 4 heures, soit le double de celui d'un nageur et moitié plus que celui d'un sujet immobile debout (voir quatrième ligne).

Les premiers soins


Le diagnostic et le traitement de l'hypothermie doivent être très rapides. Car tout retard dans les soins, après le sauvetage, peut coûter la vie au naufragé. La température du corps est le signe le plus sûr d'une hypothermie. La pression artérielle et le pouls (qui devient lent et irrégulier) sont également de bonnes indications.

La victime d'une hypothermie est pâle, ses pupilles sont contractées et réagissent peu à la lumière, sa respiration est lente et difficile. Souvent le sujet est pris de violents tremblements coupés de fréquentes périodes de rigidité musculaire. Ces symptômes pourraient être ceux d'une intoxication.

Traitez les victimes de l’hypothermie avec douceur en évitant les mouvements brusques qui pourraient provoquer un accident cardiaque.


   * Retirez la personne de l’eau et mettez-la dans un endroit sec et abrité.

   * N’enlevez les vêtements mouillés que si vous disposez de vêtements secs ou si vous vous trouvez dans un endroit chaud.

   * Si la température du corps n'est pas inférieure à 36°C, aucun traitement autre que de passer des vêtements secs et de porter la victime au chaud n'est nécessaire.

   * Dans les autres cas, il est extrêmement important de combattre la chute de température du corps. Le réchauffement du tronc est absolument primordial. En effet, si l'on réchauffe d'abord les bras et les jambes cela relâche les vaisseaux sanguins et le sang refroidi circule plus profondément vers les organes vitaux et continue à les refroidir.

   * Lors de leurs dernières expériences menées en collaboration avec l'U.S. Coast-Guard, les chercheurs estimèrent que la meilleure technique de réchauffement du corps consistait à insuffler de l'oxygène chaud et humide à la victime.

   * Un autre très bon traitement est un bain chaud dans de l'eau entre 38 et 46°C. Si l' on ne dispose pas d'une baignoire, un canot de sauvetage pneumatique peut être utilisé. On laissera si possible les membres de la victime hors de l'eau.

   * S'il n'y a ni bain, ni douche d'eau chaude, il faut alors envelopper la victime dans des couvertures chauffantes et la mettre dans une pièce chaude avec une bouillotte ou une bouteille d'eau chaude sur la poitrine.

   * Dans des cas critiques, les sauveteurs peuvent se dévêtir jusqu’à la taille et se blottir contre la victime dans des couvertures ou dans un sac de couchage.

   * Donnez-lui des boissons chaudes comme du thé, du café ou du chocolat – pas d’alcool – mais seulement si la victime est consciente et bien éveillée.

   * Si la victime se raidit, est inconsciente ou présente des symptômes de perte de lucidité, parole empâtée, par exemple, la condition est critique (même si la victime ne tremble pas). Demandez immédiatement des secours médicaux.



Les conséquences de ces recherches

Cette étude a eu un très grand retentissement aux Etats-Unis et au Canada et les organismes concernés par le sauvetage en mer s'en sont directement inspirés pour la rédaction de leurs instructions de sécurité.

Le Guide de poche pour la survie en eau froide  édité par l'U.S. Coast-Guard à l'usage du public, en tient compte et a reçu une large diffusion.     Position HELP


Bibliographie:

M.Philippe Nacass, Docteur en Chimie Physique (article repris d'un bulletin de la SNSM)

Noyade en eau froide: fatigue ou hypothermie ?


Noyades en eau froide: la fatigue plus que l'hypothermie.

Une expérience menée au Royaume-Uni attribue les décès par noyade en eau froide à une altération des capacités à nager et non pas à la classique hypothermie.


Le refroidissement des membres supérieurs accélérerait la fatigabilité et donc la capacité à assurer les gestes vitaux. Des modifications de la nage et de l'inclinaison du corps dans l'eau en sont les signes avant-coureurs.

Une croyance commune à propos des noyades en eau froide pourrait être remise en question par un travail expérimental mené par l'équipe de Michael TIPTON (Portsmouth, Royaume-Uni). Selon ces médecins, l'hypothermie générale ne serait pas le principal responsable du décès ; elle serait précédée d'une diminution des capacités à nager ainsi que d'une altération de la fonction cardio-respiratoire.

L'expérience, menée auprès de volontaires est née d'un constat : sur les 400 à 1000 noyades enregistrées annuellement outre-Manche, nombre d'entre elles surviennent chez de bons nageurs. L'hypothermie a été accusée très fréquemment, mais le décès est survenu trop précocement pour qu'une chute de la température centrale à moins de 35°C puisse être responsable.

Les auteurs ont donc envisagé d'analyser la détérioration de l'aptitude à nager occasionnée par l'eau froide, ce qui n'avait pas été fait. Ainsi, dix bons nageurs (neuf hommes et une femme) ont été enrôlés. Il leur a été demandé de subir trois épreuves de natation contre un courant artificiel en piscine. Pendant au plus 90 minutes, ils ont dû nager, à leur propre rythme, successivement dans des eaux à 25°C, 18°C et 10°C.

Plusieurs paramètres ont été enregistrés dont:


   *


     la consommation d'oxygène

   *


     la température rectale

   *


     la vitesse

   *


     l'angle du corps dans l'eau

   *


     la fréquence et l'amplitude des mouvements natatoires


Dans une eau à 25°C, tous les nageurs ont « tenu » 90 minutes ; huit ont réussi l'épreuve dans l'eau à 18°C et seuls cinq ont résisté dans l'eau à 10°C. Parmi les défaillances enregistrées dans le milieu le plus froid, un nageur a cessé de nager à 61 minutes et les quatre autres ont du quitter l'eau avant le délai imparti en raison d'une température rectale à 35°C, alors qu'ils étaient proches de la défaillance. Les auteurs ont constaté qu'en eau à 10°C l'efficacité et l'amplitude des mouvements diminuent alors que leur fréquence et l'inclinaison du corps augmentent. De même, la consommation d'oxygène varie de façon linéaire inverse avec la température de l'eau ; une efficacité de la nage inférieure à 5 mètres par litre d'O2 consommé semble prédictive de la défaillance. Une explication à la perte d'efficacité est avancée : le refroidissement des membres supérieurs avec la fatigue musculaire qui s'ensuit. Cette fatigue empêcherait, en cas de noyade accidentelle, les mouvements vitaux nécessaires à maintenir au moins la tête hors de l'eau, même chez le porteur d'un gilet de sauvetage. Le décès surviendrait par noyade et non par hypothermie.


Dr Guy BENZADON


Bref commentaire du Dr HELUWAERT : un argument de plus pour rester immobile en position fœtale en attendant les secours et disposer d'un gilet de sauvetage maintenant la tête hors de l'eau et non d'une brassière d'aide à la flottaison, dès que les conditions de navigation exposent au risque : eaux froides à moins de 19°C, navigation hauturière, navigation solitaire.


Bibliographie

TIPTON M. : Immersion deaths and swim failure : implications for resuscitation and prevention. The Lancet, 1999 ; vol. 354, pp. 613 & 626-630.


Article repris du site SFMM (Société Française de Médecine Maritime)


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EvilShade
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Message par EvilShade »

ça c'est du post!!! ;D  ;D  ;D
touff
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Message par touff »

ouais sa c'est du post!


et j'ai presque tout lu! :)  :D  B)
Maria Chapdelaine
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Message par Maria Chapdelaine »

Sur le forum québecois qui apparait avec ma signature ci-dessous, une médecin planchiste avait fait un bon article sur l'hypothermie

Le voici




Sécurité et Santé : L’hypothermie
 par Maria Buithieu, md


L’enthousiasme et l’intense désir de pratiquer notre sport dans des conditions parfois extrêmes peut amener plusieurs d’entre nous à oublier certaines règles importantes de sécurité et de santé. L’article suivant vous présente l’hypothermie, un danger qui nous guette tous, à n’importe quelle saison.


UN PEU DE NOTIONS DE BASE


La température normale du corps se situe autour de 98.5°F ou 37°C. L’hypothermie est une condition qui se manifeste lorsque la température du corps descend sous 95°F ou 35°C et que les mécanismes normaux de contrôle (évaporation, conduction, convection, radiation et respiration) sont confrontés à une exposition importante au refroidissement qu’amène le vent et l’eau. Il faut aussi se rappeler que le corps se refroidit 25 fois plus vite dans l’eau froide que l’air froid et nous sommes donc particulièrement concernés par cet aspect par la pratique de la planche à voile (ou tout autre sport nautique).


Plusieurs facteurs influencent notre tolérance au froid : la température de l’eau, celle de l’air, l’intensité du vent, le gabarit de l’individu, le pourcentage de gras corporel, l’âge, le degré d’activité musculaire, et bien sûr, l’isolation thermique portée. C’est au niveau de la tête que nous perdons 50 à 80% de la chaleur corporelle.


Posted Image

Tiré du Outdoor Action Guide par Rick Curtis


LES SYMPTÔMES


L’hypothermie s’installe progressivement et suit divers stages de sévérité. À un degré léger, les mains et pieds sont froids, il y a des frissons, le rythme du cœur et de la respiration augmentent et il y a une minime incoordination. À un degré modéré, on sent de la fatigue et de la faiblesse, l’incoordination est plus marquée, les frissons diminuent, l’élocution est ralentie, le jugement et la mémoire s’affaiblissent. À un degré sévère, il n’y a plus de frissons, le comportement est inapproprié, l’état de conscience diminue, les muscles se raidissent, le pouls et la pression artérielle diminuent et l’eau peut s’accumuler dans les poumons (début d’œdème pulmonaire). Au degré critique, c’est l’inconscience, le pouls est très lent, la respiration minime, les pupilles sont dilatées et le corps est rigide. Le décès est imminent par arrêt cardiaque.


LES FACTEURS PRÉDISPOSANTS


1- Une mauvaise isolation thermique accentue les pertes de chaleur, dépendant des parties du corps à isoler et de l’épaisseur de la combinaison choisie selon la température de l’eau et de l’air.

2- Une condition physique inadéquate pour la pratique du sport amène une dépense d’énergie supplémentaire et une fatigue accrue ainsi qu’une tolérance amoindrie à l’exercice.

3- Une alimentation insuffisante ainsi que la déshydratation accentuent les risques d’hypothermie.


LES PREMIERS SOINS


Si vous identifiez une personne souffrant d’hypothermie, il est important de l’aider à traiter rapidement ses symptômes. Le tableau suivant vous donne les relations entre les symptômes, la température du corps et le traitement recommandé.



Posted Image

Adapté du Field Chart de www.Hypothermia.org


LA PREVENTION


Rien ne vaut la prévention et la sagesse. Il faut savoir reconnaître les dangers et ne pas s’exposer à des conditions au-delà de nos limites physiques.

•  Eviter l’alcool, la caféine (café, thé, chocolat, coke) et la nicotine

•  Porter des vêtements isothermiques appropriés. Ne pas oublier de bien couvrir la tête, les mains et les pieds lors de conditions extrêmes.

•  Le port d’un gilet de sauvetage augmente le temps de survie dans l’eau.

•  Ne jamais plancher seul.

•  Bien évaluer les conditions météorologiques.

•  S’assurer de la bonne condition de son équipement avant d’embarquer sur l’eau.

•  En sortant de l’eau, éviter de rester au vent et se couvrir. Si on n’a pas l’intention de retourner sur l’eau, mieux vaut se changer pour être au sec.


En terminant, voici un lien donnant une charte indiquant le temps estimé d’épuisement et de survie selon la température de l’eau. Il ne faut jamais sous-estimer Dame Nature !


http://www.kayakwisconsin.net/handouts/Hyp...-Table-2004.pdf


Maria Buithieu, md
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